Profiter de sa terrasse ou de son jardin en été relève parfois du défi, surtout depuis l’installation durable du moustique tigre (Aedes albopictus) dans une grande partie de la France. Si les répulsifs cutanés protègent ponctuellement, les pièges extérieurs agissent en amont en réduisant la population de moustiques autour de la maison. Encore faut-il choisir le bon dispositif : tous ne se valent pas, loin de là. Voici notre sélection des 5 meilleurs pièges à moustiques pour l’extérieur, classés selon leur efficacité réelle.
Le piège à CO2 Biogents BG-Mosquitaire CO2
Sur quels principes repose t-il ?
Un piège à CO2 performant repose sur deux principes :
- Il produit du gaz carbonique, comme le ferait un être humain
- Il diffuse des phéromones d’attraction qui rendent le piège irrésistible pour les moustiques femelles.

Il existe plusieurs façon de produire le CO2. De même plusieurs gammes de phéromones sont disponibles sur le marché.
Ses points forts
C’est la référence absolue en matière de piégeage extérieur. Développé par des entomologistes de l’université de Ratisbonne, ce piège combine deux attractifs redoutables : du dioxyde de carbone, qui imite la respiration humaine, et un leurre olfactif (BG-Sweetscent) reproduisant l’odeur de la peau. Les moustiques, attirés à plusieurs mètres, sont aspirés par un ventilateur et capturés dans un filet. Le BG-Mosquitaire CO2 est particulièrement performant contre le moustique tigre, espèce diurne difficile à piéger avec les dispositifs classiques.

Ses points faibles
Son principal inconvénient reste le coût de fonctionnement : il faut alimenter le piège en bouteilles de CO2, à remplacer toutes les 3 à 4 semaines. Pour une protection maximale, placez-le à l’ombre, dans un endroit abrité du vent, entre les gîtes de ponte et votre zone de vie.
Le piège pondoir Biogents BG-GAT
Ses atouts
Petit frère passif du précédent, le BG-GAT (Gravid Aedes Trap) cible les femelles de moustique tigre à la recherche d’un site de ponte. Le principe est simple et sans électricité : un réservoir d’eau attire la femelle gravide, qui pénètre dans une chambre de capture dont elle ne ressort pas. L’eau étant isolée par un filet, le piège ne devient jamais lui-même un gîte larvaire. Vendu par paire, économique et sans entretien complexe, c’est un excellent complément au piège à CO2.
Ses limites
Utilisé seul, il ne suffit pas à protéger une soirée en terrasse, mais il contribue efficacement à casser le cycle de reproduction sur la durée.
Le piège à aspiration avec attractif UV et CO2 catalytique
Ses forces
Des appareils comme le Mosquito Magnet ou certains modèles hybrides produisent du CO2 par combustion catalytique de propane, imitant un être humain en continu. Couvrant jusqu’à 4 000 m², ils s’adressent aux grands jardins fortement infestés. Leur efficacité sur les moustiques est bien documentée, notamment sur les espèces du genre Culex et sur Aedes albopictus lorsqu’un attractif complémentaire (octénol ou Lurex) est utilisé.
Ses faiblesses
En contrepartie, l’investissement initial est élevé, et le remplacement régulier des bouteilles de propane représente un budget non négligeable.
Le piège pondoir artisanal ou semi-artisanal
Son point fort
Solution la plus économique de cette sélection, le piège pondoir « fait maison » (ou ses versions commerciales simples) repose sur le même principe que le BG-GAT : offrir aux femelles un site de ponte attractif dont les larves ne pourront jamais émerger. Un seau d’eau enrichie en matière organique (quelques brins de foin ou d’herbe en décomposition), recouvert d’une moustiquaire ou traité avec un larvicide biologique à base de Bacillus thuringiensis israelensis (Bti), capture ou neutralise les pontes.
Son point faible
Multipliez les pièges autour du jardin pour un effet significatif, et videz-les correctement chaque semaine si vous n’utilisez pas de Bti, sous peine de produire l’effet inverse.
La lampe à aspiration UV avec attractif complémentaire
Les lampes UV seules attirent surtout des insectes non ciblés (papillons de nuit, coléoptères) et très peu de moustiques, qui repèrent leurs proies grâce au CO2 et aux odeurs corporelles plutôt qu’à la lumière. Certains modèles récents corrigent ce défaut en associant l’UV à un revêtement de dioxyde de titane produisant un peu de CO2, ou à des pastilles attractives. Placées loin de la table (jamais à côté de vous, ce qui attirerait les moustiques vers les convives), elles offrent un appoint honnête pour un budget réduit, sans toutefois rivaliser avec les vrais pièges à CO2.
Combiner plutôt que choisir
Aucun piège ne fera disparaître 100 % des moustiques. La stratégie gagnante associe un piège à CO2 performant pour la protection immédiate, des pièges pondoirs pour réduire la reproduction, et surtout la suppression systématique des eaux stagnantes (coupelles, gouttières, récupérateurs non couverts), responsables de l’essentiel des pontes du moustique tigre. C’est cette approche combinée, appliquée dès le printemps, qui garantit des soirées d’été enfin tranquilles.

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