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Le Moustique tigre à Toulon Hyères et dans le Var

Le moustique tigre (Aedes albopictus) est présent dans le département du Var depuis 2007. Cet insecte d’Asie du sud-est s’est parfaitement acclimaté au climat varois. On particulièrement actif dans la zone de Toulon et de Hyères-les-Palmiers où il est l’un des moustiques les plus communs.

Le moustique tigre est arrivé par l’Italie et à coloniser le sud-est de la France en débutant en 2004 par la région niçoise. Il a ensuite continuer sa progression par la Corse et les départements voisins, dont le Var. Le moustique tigre arrivera à Toulon et à Hyères aidé par les transports routiers. Sa petite taille en fait un passager qui passe inaperçu.

moustique tigre à La Londe à proximité de Hyères
Le moustique tigre est une espèces très communes à Toulon et à Hyères (Var).

Pourquoi le moustique tigre se plaît-il dans le Var ?

Le moustique tigre est une espèce qui apprécie les milieux urbains. Les régions littorales du Var et en particulier les zones de Toulon à Hyères ou de Fréjus et Saint-Raphäel lui sont favorables. Il y trouve aussi bien des endroits pour y pondre ses oeufs, les gîtes larvaires, que ces hôtes de prédilection, les êtres humains.

Le moustique tigre affectionne les petits volumes d’eau stagnantes pour pondre ses oeufs. Les larves peuvent se développer dans les soucoupes placées sous les pots de fleur et d’autres réservoirs placés dans les jardin comme des arrosoirs ou des cuves qui récupèrent l’eau de pluie. D’éventuelles gouttières pas suffisamment entretenues peuvent constituer des gîtes larvaires adaptés.

Les densités de population sont assez fortes avec pour Hyères-les-Palmiers quelques 430 habitant par kilomètre carré. Ces zones urbanisés parsemées de jardins privatifs et de parcs publics sont parfaitement adaptées. La douceur du climat lui permet d’être actif durant une grande partie de l’année.

Que reproche t-on au moustique tigre ?

Comme chez toutes les espèces de moustique c’est la femelle qui pique. Elle a besoin de se nourrir de sang d’un vertébré pour assurer le développement de ses oeufs. Le mâle est totalement inoffensif et ne viendra pas vous déranger.

Les piqûres du moustique tigre peuvent provoquer des démangeaisons. Il serait plus urticant que les autres espèces. Mais cela est affaire de sensibilité car nous ne réagissons pas tous de la même façon. Mais le vrai danger ne se trouve pas là.

Le moustique tigre est un insecte vecteur qui connu pour être capable de transmettre une trentaine de maladies à l’être humain. En France, c’est trois virus qui ont été inoculés par cet insecte. La dengue et le chikungunya en 2010. Et le virus Zika en 2019.

Et c’est à Hyères-les-Palmiers que le premier cas autochtone d’infection au virus Zika a été diagnostiqué en octobre 2019.

Si ces maladies virales – des arboviroses – sont généralement bénignes et guérissent après quelques jours ou semaines, il existe des évolutions moins favorables. Et les autorités sanitaires sont donc attentives et réactives lorsque de nouveaux cas – autochtones ou importés – font leur apparition.

Le climat varois est chaud durant une partie de l’année. Ces températures hautes sont favorables à la multiplication des virus au sein même des moustiques. Le Var est donc une zone qui fait l’objet de toutes les attentions des autorités sanitaires.

Quels sont les bons réflexes ?

L’invasion du moustique tigre a été fulgurante. En 2019, il était présent dans la moitié de la France. Son adaptabilité lui permet de survivre dans des régions aux hivers plus froids que ceux du sud-est de la France. Les scientifiques pensent qu’il est aidé dans sa progression par le réchauffement climatique. Mais aussi par les transports de marchandises et de personnes.

Il est donc illusoire de souhaiter repousser le moustique tigre hors du Var. Il faut donc s’habituer à vivre avec mais aussi à se prémunir de ses piqûres. Car maintenant celles-ci peuvent transmettre des maladies même dans nos régions.

Attaquez vous aux gîtes larvaires !

Pour lutter contre le moustique tigre il est nécessaire de trouver les gîtes larvaires et de les supprimer. Vous pouvez remplir les soucoupes placées sous les pots de fleurs de sable. Faites de même des endroits de votre jardin qui reçoivent des flaques d’eau persistantes. Il faut aussi supprimer de son jardin les encombrants qui peuvent recueillir de l’eau de pluie ou d’arrosage. Pensez à couvrir les fûts et conteneur recevant l’eau de pluie et entretenez vos gouttières.

Les moustique tigre est un insecte peu mobile. Arrivé à l’âge adulte il ne s’éloigne que quelques dizaines de mètres de l’endroit qui l’a vu naître. Si vous avez des moustiques tigres autour de vous ouvrez l’oeil et cherchez où se cachent les larves.

Capturez les imagos

Le moustique tigre à Toulon et à Hyères est un insecte que l’on pourra piéger. Les moustiques adultes, que l’on nomme aussi imagos, sont attirés par des substances diffusées par leur hôte. Il est intéressant de prévoir dans une stratégie de lutte la capture des femelles. Ceci permet d’éviter des piqûres mais aussi de limiter les pontes dans l’environnement.

Potentiellement une femelle moustique tigre est capable de pondre plus de 2000 oeufs. C’est dans des conditions optimales autant d’insectes qui à leur tout se reproduiront.

Des dispositifs diffusant du dioxyde de carbone et des phéromones d’attraction sont disponibles à l’achat pour les particuliers. Ces pièges à moustiques doivent être installé à l’extérieur de l’habitation. S’ils sont bien placé, ils peuvent capturer beaucoup de moustiques et assainir la zone.

Ces pièges à moustiques attirent les femelles à la recherche de leur hôte dans un rayon de plusieurs dizaines de mètres. Mais leur action est sélective et ils sont sans danger pour les insectes pollinisateurs comme les abeilles et les papillons.

Les municipalités du Var et notamment Hyères-les-Palmiers se sont équipées de bornes de capture de moustiques. Elles fonctionnent sur le même principe que les pièges à gaz carbonique et à phéromones. Elles sont placées sur l’espace public. La municipalité de Hyères-les-Palmiers en a installée 157 durant l’année 2019.

borne anti-moustiques de la marque Qista
Une borne anti-moustiques de la marque Qista ici installée dans la zone des salins de Hyères-les-Palmiers (département du Var). Crédit photographique Qista.

Ces bornes anti-moustiques sont fabriquées par la marque Qista. Il existe des modèles pour les particuliers et d’autres pour les professionnels. Ces dernières sont adaptées aux zones accessibles au public.

Protégez votre peau des piqûres

Si la base de la lutte contre ces insectes invasifs est de supprimer les points d’eau, il n’empêche que certains d’entre eux sont hors d’accès. Notamment s’ils se trouvent dans le voisinage.

Vous devrez alors utiliser les moyens pour vous protéger des piqûres. Durant vos déplacements dans des zonez infestées il est nécessaire de porter des vêtements couvrants et amples. Car les moustiques sont capables de piquer au travers des tissus pour atteindre vos capillaires sanguins.

Durant votre sommeil protégez-vous sous une moustiquaire. C’est un système très efficace qui permet de dormir sans se faire piquer et déranger par des moustiques.

Pour en apprendre davantage

Le site de l’agence régionale de santé de Provence-Alpes-Côte-d’Azur – l’ARS PACA – vous tient informé des mesures prises contre le moustique tigre à Toulon, Hyères et partout dans la région PACA.

Doctissimo rassemble également les informations importantes sur les piqûres de moustique tigre et leurs conséquences.

Si vous souhaitez en apprendre davantage sur le moustique tigre consulter notre page sur la biologie de cette espèce.

Et bien entendu toujours sur notre site internet vous pouvez consulter des informations détaillées sur les espèces de moustiques présentes en France métropolitaine et outre-mer.

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Moustique tigre

Piqûre de moustique tigre : que faire ?

Les moustiques tigres sont des insectes piqueurs arrivés en France en 2004. Depuis, ils ont envahi de nombreux départements de la métropole. Contrairement à la plupart de leurs proches parents, les moustiques tigres piquent durant la journée. La piqûre du moustique tigre est souvent responsable d’un bouton et de démangeaisons.

Les moustiques tigres (Aedes albopictus) sont originaires des régions tropicales d’Asie du sud-est. Contrairement à nos moustiques autochtones, ils sont actifs durant la journée et en particulier durant la fin d’après-midi. Ces insectes sont des assaillants infatigables qui sont capables de piquer plusieurs fois successivement pour obtenir leur dose de sang ! La piqûre de moustique tigre est parfois douloureuse alors que chez d’autres espèces elle est généralement indolore. De plus la piqûre du moustique tigre est suivie par la formation d’un bouton et parfois d’une réaction allergique locale.

Pourquoi le moustique tigre pique t-il ?

Chez les moustiques, c’est la femelle qui se nourrit de sang. Ce régime hématophage lui est nécessaire pour la maturation de ses oeufs. Après quelque jours de digestion la femelle moustique tigre va pondre ses oeufs dans des eaux stagnantes, puis repart à la recherche d’un autre hôte.

Une femelle moustique tigre est capable de piquer plusieurs fois dans sa vie. Elle pique tous les quatre à cinq jours durant sa vie d’insecte adulte. Un moustique peut vivre entre trois semaines et quelques mois selon la période de l’année.

Consultez notre page thématique si vous souhaitez tout savoir de la biologie des moustiques.

A quoi ressemble une piqûre de moustique tigre ?

Une photo de piqûre de moustique est préférable à de longs discours. On voit sur l’image suivante plusieurs piqûres de moustique tigre faites durant un après-midi.

Les piqûres de moustique tigre laissent souvent place à des boutons clairs parfois cernés d’une zone inflammatoire.

Certaines peaux réagissent davantage que d’autres. Chez certaines personnes, il ne se produit aucune réaction. Ce qui fait parfois dire par erreur que les moustiques se détournent de certaines personnes. Il n’en est rien.

Pourquoi une piqûre peut-elle être dangereuse ?

Une piqûre en elle même même si elle est désagréable et parfois suivie de réactions locales allergiques, ne présentent pas de danger. Le problème posait par le moustique tigre est sa capacité dans certaines circonstances de transmettre des maladies virales. Les plus connues sont la dengue, le chikungunya et le virus Zika.

Les moustiques tigres ne sont pas les seuls de leur famille à pouvoir transmettre des maladies. Mais ils sont très actifs et peuvent être à l’origine d’épidémie comme sur l’île de la Réunion. Et en d’autres régions du monde.

Les moustiques ne sont pas vecteurs de toutes les maladies virales. Ils doivent être “compétents” pour qu’une transmission est lieu. Un moustique tigre se contamine en piquant une personne malade puis en incubant lui même le virus. L’agent pathogène va se multiplier dans le moustiques et coloniser ses glandes salivaires.

C’est en injectant de la salive lorsqu’il pique une personne qu’un moustique transmet la maladie.

Comment soulager une piqûre de moustique tigre ?

L’application d’un désinfectant à base d’alcool dans les quelques minutes qui suivent la piqûre peut inactiver les éventuels virus inoculés. L’alcool est en effet capable de passer à travers l’épiderme. Mais au delà d’une dizaine de minutes les virus ont gagné des tissus plus profonds.

Dans tous les cas l’application d’une solution désinfectante permet de soulager les démangeaisons. Consultez votre pharmacien pour choisir une lotion adaptée à cet emploi.

Comment se débarrasser des moustiques tigres ?

Les trois premiers stades de la vie d’un moustique sont aquatiques : oeuf, larve et nymphe. Et si vous êtes envahi par les moustiques tigres il est certain qu’au moins un gîte larvaire est situé à proximité. La dissémination de ces insectes est lente et vous n’aurez pas à chercher loin pour trouver l’endroit où ils sont nés.

Les moustiques apprécient de pondre dans de petits volumes d’eau stagnante : soucoupes sous les pots de fleur, petits bassins de jardin, gouttières et tout autre récipients laissés à l’extérieur. Il peuvent aussi pondre dans les aquariums si ces derniers ne sont pas habités par des poissons insectivores.

Les petits bassins de jardin sont des gîtes larvaires appréciés par les femelles moustiques tigres.

Lutter contre les moustiques et limiter leur prolifération passe en premier lieu par l’élimination des gîtes larvaires, c’est-à-dire de tous les récipients extérieurs et réservoirs pouvant recevoir et retenir pendant plusieurs jours de l’eau de pluie.

En zones infestées, il est recommandé de porter des vêtements amples, couvrants sur les jambes et les bras et d’appliquer des répulsifs sous la forme de spray.

Les collectivités locales demandent parfois que des opérations de démoustication soient faites. La diffusion d’insecticide en extérieur est réalisée par des équipes compétentes.

Pour en apprendre davantage sur le moustique tigre

Vous êtes envahit de moustique tigre consultez notre page de présentation de cet insecte piqueur potentiel vecteur de maladies virales.

Le site moustique-tigre.info présente également des clichés de piqûres de moustique tigre.

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Moustique tigre à Bordeaux et en Gironde

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Moustique tigre

Moustique tigre à Montpellier et dans l’Hérault

Le moustique tigre (Aedes albopictus) est présent à Montpellier et dans l’Hérault. Le climat de cette région de France lui convient parfaitement. Si bien qu’il y est parfaitement implanté. Cette espèce invasive est vectrice de plusieurs maladies qui touchent l’Homme : la dengue, le chikungunya et le virus Zika.

Le moustique tigre est implanté à Montpellier et sur l’ensemble du département de l’Hérault. De même qu’il est largement présent et actif dans la région Occitanie. Aedes albopictus comme l’appelle les spécialistes fait l’objet d’une surveillance renforcée sur Montpellier et l’ensemble de l’Hérault.

Les maladies dues au moustique tigre à Montpellier et dans l’Hérault

Comment reconnaître le moustique tigre des autres espèces ?

Le moustique tigre est un insecte qui se plait et prolifère en milieu urbain et dans les espaces densément peuplés. Il est actif durant la journée. Les femelle de cette espèce apprécie de

Comment combattre l’invasion ?

Comment en apprendre davantage sur ce moustique invasif ?

Pour mettre en place un plan de lutte efficace contre le moustique tigre, il est important de bien connaître cet insecte. Consultez la présentation du moustique tigre.

Le site de l’Agence régionale de santé de l’Occitanie diffuse également des informations sur le moustique tigre dans la région de Montpellier.

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Moustique tigre

Moustique tigre à Paris et dans la région parisienne

Arrivé en France en 2004, le moustique tigre au printemps 2019 a pris possession de 51 départements de l’hexagone. Le moustique tigre est présent à Paris et dans la région parisienne et son extension se poursuit toujours.

La progression du moustique tigre en France métropolitaine a été fulgurante. Arrivé dans la région de Nice en 2004, Aedes albopictus a en quelques années pris possession de nombreux départements de notre pays. Pour enfin entrer et se faire remarquer dans la capitale en 2019. Maintenant le moustique tigre est présent à Paris et dans la région parisienne.

Paris est colonisée par les moustique tigre
Le moustique tigre est présent à Paris depuis 2019. Source : pxhere.com

Cette espèce est originaire d’Asie du sud-est. Il prospère naturellement dans des régions où règlent des climats chauds et humides. Très adaptable, il a pu coloniser de nombreux pays dans le monde et son extension s’étend également vers les hautes latitudes sous des climats de prime abord moins favorable.

Comment cet insecte s’implante t-il ?

Le moustique tigre est un insecte casanier. Il ne se déplace pas durant sa vie à plus de quelques centaines de mètres du lieu où il est né. Il vole lentement et attend des pointes à quatre kilomètres par heure. Ces caractéristiques n’en font pas un bon candidat pour conquérir le monde et pourtant…

C’est bien entendu les activités humaines tels que l’anthropisation des milieux et les transports nationaux et internationaux qui sont à l’origine de son expansion rapide. Mais également les conséquences des activités humaines et en premier lieu le réchauffement climatique. Les épisodes de chaleur durant l’été mais aussi les hivers particulièrement doux lui sont favorable. Et explique également que cette espèce tropicale se retrouve implanté à Paris.

Pourquoi le moustique tigre est-il dangereux ?

En tant qu’insecte, le moustique tigre ne présente pas plus de danger que les autres espèces de moustiques. Sa piqûre – infligée par les seules femelles – est désagréable et est suivie souvent par la formation d’un bouton. Le problème vient du fait que des virus utilisent le moustique tigre comme vecteur. C’est-à-dire qu’ils ont besoin de lui pour passer d’un hôte à un autre.

Les maladies les plus fréquemment propagées par le moustique tigre sont :

Ces maladies sont parfois diagnostiquées chez les voyageurs de retour des régions d’endémie de ces virus. Mais la dengue et le chikungunya sont devenus depuis 2010 pour la première fois autochtones au sud-est de la France. Des mesures sont donc prises pour surveiller l’extension du moustique tigre et des cas des maladies citées ci-dessus.

Aucun cas de transmission de virus par ce moustique n’a été observé en région Île-de-France. 

ARS Île de France

Comment lutter contre ce vecteur ?

Les méthodes de lutte contre le moustique en règle générale sont dirigées soit vers ses larves, soit vers les insectes adultes.

La lutte contre les larves

La lutte contre les larves passe par la suppression des points d’eau dans lesquels les femelles pourraient pondre. Malheureusement, la femelle moustique tigre est peu regardante au sujet de la nature des gîtes larvaires. De très petits volumes d’eau sont suffisants pour que les larves achèvent leur développement et que des moustiques adultes s’en échappent. Ainsi, les dessous de pots de plantes d’ornements, les bassins de jardin, les fûts d’eau de pluie, les gouttières et tout autres réceptacles pouvant retenir de l’eau pendant au moins une semaine feront l’affaire.

On doit donc veiller à se débarrasser des possibles contenants se trouvant à l’extérieur. Et à vider régulièrement – c’est-à-dire au moins une fois par semaine – ceux qui ne peuvent être éliminés.

La lutte contre les moustiques adultes

Les moustiques adultes sont aussi nommés imagos. Ils peuvent être neutralisés de plusieurs façons. Les principales méthodes sont :

  • insecticides
  • moustiquaires imprégnées d’insecticide
  • pièges à phéromones

On peut aussi éviter les piqûres en utilisant des répulsifs et en portant des vêtements assez couvrants. Toutefois ces remparts ne sont pas infranchissables. Il est toujours importants de mettre en place simultanément plusieurs méthodes de lutte contre les moustique. On obtient ainsi de meilleurs résultats.

Un combat sans issu

Malheureusement, quelles que soient les méthodes employées, il est littéralement impossible d’éradiquer le moustique tigre en France métropolitaine. Cette espèce est implantée dans noter pays. Il faut maintenant mettre en place de nouvelles habitudes pour nous protéger de cet insecte et des maladies qu’il peut transmettre.

Pour en apprendre plus sur le moustique tigre

Consultez une page dédiée de notre site pour en apprendre davantage sur le moustique tigre.

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Maladies Traitement

Le paludisme aviaire peut tuer les oiseaux des parcs zoologiques : exemple des manchots

Les zoos font souvent face à des problèmes sanitaires. Certaines maladies peuvent causer une forte mortalité sans prophylaxie mise en place. C’est le cas du paludisme chez les manchots.

Le paludisme aviaire bien que peu connu peut être une menace pour les oiseaux des parcs zoologiques et des élevages. Bien que la plupart soit résistant naturelle à l’infection, certains – comme les manchots – sont particulièrement sensibles. Dans un contexte de reproduction d’espèces menacées, il est primordial de lutter contre ces agents pathogènes. Car la reproduction et la survie des animaux en captivité est la condition pour la réussite de ces programmes. La prévention du paludisme chez le manchot est un exemple de challenge mis en face des vétérinaires des parcs zoologiques.

Quel est l’agent pathogène responsable du paludisme aviaire ?

L’agent pathogène du paludisme aviaire (ou malaria aviaire) qui touche les manchots en captivité est un protozoaire nommé Plasmodium relictum. Il est proche des microorganismes responsables du paludisme chez l’être humain. Cet agent pathogène unicellulaire est transmit aux oiseaux par des moustiques.

Si plusieurs espèces de Plasmodium sont responsables du paludisme chez l’être humain, le parasite qui touche les oiseaux ne présente aucun danger pour nous.

Pourquoi les manchots peuvent-ils en mourir ?

La sensibilité au paludisme est variable selon les espèces d’oiseaux. Certaines espèces n’expriment aucun signe au cours d’une infection. Pourquoi sont-elles résistantes ? Il s’agit d’espèces qui ont co-évoluées avec le parasite. D’autres sont plus vulnérables. Car il s’agit alors d’espèces qui ne connaissent pas ce parasite ou ne le rencontrent que rarement dans le milieu naturel.

Les manchots figurent parmi celles dont la mortalité est la plus importante en cas d’infection. Cette sensibilité naturelle proviendrait du fait que les manchots vivent dans des habitats où les moustiques sont rares voire absents. Le bord de mer et l’environnement salin et venteux du littoral seraient défavorables aux moustiques.

En captivité, le paludisme aviaire est l’une des principales causes de mortalité au sein des colonies de manchots gardées en parc zoologique. Certains établissements ayant parfois perdu tous leurs spécimens durant une flambée de malaria ! Ce problème touche aussi bien les parcs zoologiques en Europe qu’aux Etats-Unis. Le “réservoir naturel” des parasites est constitué par les oiseaux sauvages qui fréquentent les environs des établissements. Et la circulation des parasites entre oiseaux sauvages et oiseaux captifs se fait fréquemment grâce au vecteur.

Comment protéger les manchots du paludisme aviaire ?

Beaucoup de parcs zoologiques pratiquent des examens sanguins pour détecter chez leurs manchots la présence de Plasmodium. Il en va de même des centres de réhabilitation qui soignent en Afrique du Sud et au Chili les oiseaux autochtones qui attendent d’être remis en liberté. Et ces derniers sont souvent touchés par cette même maladie. Alors qu’au sein des populations sauvages le taux d’animaux touché par la malaria est inférieur à 1 %.

Une maladie souvent silencieuse

Il n’y a pas ou peu de signes avant-coureurs permettant de mettre en place un traitement curatif. En effet, la mortalité est forte et les pertes surviennent brutalement. Des oiseaux vifs un jour peuvent être retrouvés mort le lendemain matin. Ainsi les vétérinaires n’ont pas toujours le temps d’agir pour soigner efficacement les animaux malades. De plus, lorsque des symptômes apparaissent ils ne sont pas caractérisés du paludisme, mais ils sont communs avec de nombreuses autres maladies. Le tableau clinique n’est pas suffisant pour établir un diagnostic. Il faut avoir recours à une analyse de sang.

La plupart des cas de paludisme aviaire chez les manchots captifs dans l’hémisphère nord se produisent du mois de juin jusqu’au mois d’octobre. Il est donc nécessaire de baser la lutte contre ce parasite sur des actions préventives.

Notons que les jeunes manchots sont plus souvent victimes du paludisme que le sont les adultes. Une attention particulière doit être portée vers eux. Certains établissements choisissent de les retirer de la colonie pour les élever artificiellement et pouvoir ainsi les traiter préventivement.

Prophylaxie des colonies gardées en captivité

En captivité, deux procédures de prophylaxie sont généralement suivies avec les manchots :

  1. Rentrer les manchots pour qu’ils passent la nuit à l’intérieur d’un bâtiment,
  2. Traiter les animaux avec un antipaludéen durant la période à risque.

En effet, les moustiques vecteurs du parasite sont principalement à la recherche d’hôtes durant la nuit. Dans les parcs zoologiques qui ont menés des recherches le principal moustique capturé à proximité des colonies de manchots est Culex pipiens.

Dans certaines régions d’Europe, les moustiques ne sont pas présents durant une partie de l’année lorsque le temps est trop froid. Les procédures de prophylaxie peuvent être relâchées durant la période hivernale.

Analyses de sang régulières

Certains établissements procèdent à des analyses sanguines de routine, chaque semaine et traitent leurs oiseaux lorsque le parasite est identifié dans les prélèvements. Ceci permet de réduire l’incidence des traitements systématiques. Toutefois, il perdure une mortalité liée à cette maladie même si elle est réduite.

Bâtiments fermés

Enfin, certains établissements gardent leurs manchots durant toute l’année dans des bâtiments fermés. Il est également possible de couvrir les installations extérieures par des châssis couverts de moustiquaire. Ce mode d’élevage donne la protection maximale aux colonies gardées et évite de recourir à des traitements réguliers contraignants pour les soigneurs et stressant pour les oiseaux.

Traitement antipaludéen régulier

Le traitement des manchots implique de capturer régulièrement chaque individu pour lui donner sa dose médicamenteuse. Ceci est nécessaire si l’on souhaite s’assurer que chaque animal a reçu la dose appropriée d’antipaludéen. La capture régulière des animaux (une fois par jour à une fois par semaine selon les établissements) et le forçage pour leur avaler le poisson dans lequel le comprimé est placé génèrent du stress. De plus, cela n’est pas toujours efficace car les manchots connaissent naturellement des périodes de moindre appétit.

Lutter contre les foyers

Comme dans le cas de la lutte contre les vecteurs de maladies humaines, il est important de procéder à l’élimination des sites susceptibles de recevoir les pontes des moustiques et le développement des larves. Les points d’eau s’ils ne sont pas supprimés doivent être traités par des produits larvicides. La lutte biologique au moyen de Bacillus thuringiensis israelensis donne de bons résultats. L’ajout de petits poissons très robuste et peu exigeant comme la gambusie, peut aussi réduire les populations de larves.

Il faudra aussi veiller à éliminer tous les récipients pouvant retenir l’eau de pluie ou d’arrosage. La durée de développement des larves et l’envole des adultes est très raccourcie durant l’été.

Lutter contre les moustiques adultes

Enfin une lutte contre les moustiques adultes doit être menées. Si l’utilisation d’insecticides chimiques peut poser des problèmes au sein d’un établissement zoologique il est possible d’utiliser des pièges actifs pour capturer les moustiques.

Recréer un environnement défavorable pour les moustiques aux alentours des colonies de manchots est également une mesure supplémentaire à prendre.

Des ventilateurs ont été posés par quelques parcs zoologiques pour brasser l’air dans les enclos et recréer ainsi des conditions peu favorables au vol des moustiques.

Les moustiques adultes apprécient de se dissimuler dans la végétation dense. Certains massifs comme les haies de bambous, que l’on rencontre souvent dans les parcs zoologiques, sont appréciées de ces insectes. Il faut éviter ce type de plantations aux alentours des enclos à manchots.

Perspectives dans la lutte contre le paludisme aviaire

Des recherches sont menées afin de mieux connaître le comportement des vecteurs et d’adapter les traitements médicamenteux parfois compliqués à mettre en oeuvre et pas sans risque pour les manchots.

Mais les biologistes et les vétérinaires s’intéressent aussi à l’immunité de ces oiseaux. Les manchots qui survivent à une première infection de paludisme se montrent par la suite beaucoup plus résistants. Des essais sur un vaccin sont en cours et donnent des résultats encourageants.

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Moustique tigre

Moustique tigre à Nice et Alpes-Maritimes

Le moustique tigre (Aedes albopictus) a été détecté la première fois en France en 2004. Plus précisément dans la région de Nice dans le département des Alpes-Maritimes. Cette espèce invasive peut transmettre plusieurs maladies virales à l’Homme : le chikungunya, le virus Zika et la dengue.

Le moustique tigre à Nice et les Alpes-Maritimes est présent sur ce département depuis 2004. Nommé des entomologiste Aedes albopictus, il est arrivé dans cette région de France depuis l’Italie. Il était jusqu’alors absent de France métropolitaine. Cet insecte, vecteur de maladies parfois graves, est originaire du sud-est asiatique. Cette espèce de moustique est particulièrement invasive et s’est adaptée sans peine au climat niçois. Le département des Alpes-Maritimes est le point de départ d’une extension régionale puis nationale.

ville de nice dans les Alpes Maritimes touchée par le moustique tigre
La ville de Nice et sa région des Alpes-Maritimes sont concernées par le moustique tigre depuis 2004. Source : pxhere.com

Les maladies dues au moustique tigre à Nice

Comme pour toutes les espèces de moustique, c’est la femelle qui pique l’hôte. Les moustiques ont des préférences variées en fonction de leur espèce. Il s’agit toujours d’un vertébré : reptile, batracien, oiseau ou mammifère. Mais le moustique tigre a une nette préférence pour le sang de l’être humain. Et il cible ses attaques sur notre espèce dans 70 à 90 % des cas. Mais on sait qu’il est aussi capable de se nourrir du sang d’autres animaux comme celui des poules ou des chiens par exemple. Il est donc apte à survivre sans la présence de l’être humain.

Maladies autochtones et maladies importées

La plupart des cas de maladies transmises par le moustique tigre et diagnostiqués dans les Alpes-Maritimes sont importés. C’est-à-dire que les personnes ont été infectées par la maladies durant un séjour à l’étranger. Il s’agit généralement de personnes revenant de l’île de la Réunion, de l’île Maurice, des Comores ou de pays du sud-est asiatique.

Mais des cas autochtones de maladies transmises à des personnes n’ayant pas voyagé à l’étranger se sont produites dans le sud-est de la France. Depuis son arrivé dans les Alpes-Maritimes le moustique tigre est responsable de l’inoculation de deux maladies :

En date de 2019 aucun cas d’infection autochtone par le virus Zika n’a été identifié sur le département des Alpes-Maritimes. Mais une surveillance sanitaire est mis en place par les autorités.

On parle de cas autochtone quand une personne a contracté la maladie sur le territoire national et n’a pas voyagé en zone contaminée dans les 15 jours précédant l’apparition des symptômes.

ARS de la région PACA

Ces premiers cas de maladies autochtones transmises par les moustiques dans les Alpes-Maritimes remontent à 2010. C’est pour cela que les autorités sont vigilantes et conduisent des opérations de démoustication lorsque des cas de dengue ou de chikungunya ont lieu.

Le moustique tigre peut-il transmettre toutes les maladies infectieuses ?

Pour que le moustique tigre puisse transmettre un virus à un être humain, il faut qu’il est préalablement piqué une personne malade. Le virus va alors soit être digéré et détruit, soit s’il est adapté va infecter le moustique. Cette incubation dans l’insecte demande plusieurs jours.

Ce type dernier de virus va ensuite se localiser vers les glandes salivaires de l’insecte. Ainsi lorsque le moustique va injecter de la salive à l’hôte qu’il pique, il va également lui inoculer le virus.

Un moustique n’est pas capable de transmettre n’importe quelle maladie. Il doit être “compétent” c’est-à-dire avoir la capacité d’être vecteur. Ainsi il n’y a aucun risque de transmission de VIH (Virus de SIDA) par la piqûre d’un moustique. Ce dernier virus est totalement détruit lors de la digestion du sang.

Comment reconnaître cet insecte ?

Le moustique tigre peut être distingué des autres espèces de moustique par les caractéristiques suivantes :

  • Des pattes noires ponctuées de blanc,
  • Une ligne blanche qui court sur son thorax, c’est-à-dire son dos,
  • Une paire d’ailes noires.
Moustique tigre à Nice dans les Alpes Maritimes
Le moustique tigre est un insecte de petite taille qui se caractérise par des ailes noires, des pattes noires et blanches et une ligne blanche le long de son thorax noir. Source : pxhere.com

Il est toutefois difficile de l’identifié notamment en vol. Et sa petite taille ne permet pas de l’observer lorsqu’il est en mouvement. Son vol est généralement silencieux et ses piqûres sont la plupart indolores.

Contrairement à la plupart des espèces de moustique, il est particulièrement actif en journée.

Comment combattre le moustique tigre à Nice ?

Le moustique tigre s’est particulièrement adapté au climat de la région de Nice. Les hivers y sont doux et le gel y est rare. Il peut trouver de nombreux endroits pour y pondre ses oeufs et être actif durant plusieurs mois chaque année. Les scientifiques le considèrent comme parfaitement implanté. Et s’il va être nécessaire d’apprendre à vivre avec lui, ce n’est pas une raison pour ne pas combattre le moustique tigre.

En utilisant des pièges contre les moustiques

Il existe plusieurs méthodes de lutte contre les moustiques. L’une des plus abouties est de mettre en place des pièges pour capturer les femelles qui recherchent une personne à piquer. Ces pièges diffusent des substances attractives comme le gaz carbonique et de l’acide lactique. Les moustiques se dirigent vers leur hôte en suivant le dégagement de ces substances odorantes. Les pièges à moustique sont conçus pour fonctionner à l’extérieur et trouveront leur place dans les jardins.

Un dispositif intéressant a été mis en place par un médecin spécialiste de cet insecte travaillant à l’hôpital de l’Archet. Une ceinture anti-moustique entoure cet établissement de santé. Elle est constituée de pièges à phéromones et à gaz carbonique. Cette ceinture a pour but de capturer tous les moustiques qui la traversent. Ainsi l’hôpital se trouvant au centre de la ceinture devient un espace sans aucun moustique. Certains patients traités pour des maladies graves sont particulièrement sensibles aux infections. On comprend qu’il est très important pour les médecins de protéger ces malades des infections que pourraient transmettre les moustiques.

Vous pouvez vous aussi employer des pièges à phéromones et à gaz carbonique qui fonctionnent sur le même principe que ceux mis en place autour de l’hôpital de l’Archet.

En se protégeant contre les piqûres

Bien entendu, il est aussi important de se protéger des piqûres. Porter des vêtements longs est une habitudes à prendre. Mais il est également avantageux de mettre en place aux fenêtres de son habitation et au dessus de son lit des moustiquaires. Les moustiques tigres étant actifs durant la journée pensez à vous protéger durant l’heure de la sieste. La moustiquaire imprégnée est souvent conseillée car elle contient une substance insecticide qui tue les moustiques venant à s’y poser.

En éliminant les lieux de ponte

Les autorités sanitaires encouragent chacun d’entre nous à agir sur son espace privé. En effet, dans le département des Alpes-Maritimes, 80 % des gites larvaires sont présents sur des propriétés privées. Combattre le moustique tigre est une action citoyenne.

Il faut donc que chacun pense à éliminer les eaux résiduelles que l’on trouve sous les pots de fleurs, les jouets pour enfant restés à l’extérieur. Et tous les réceptacles pouvant garder de l’eau, même en très faible quantité.

Les dessous des pots de fleurs peuvent s’ils ne sont pas vidés, être rempli de sable que l’on maintiendra humide. Les larves ne peuvent se développer que dans un volume d’eau libre.

Les gouttières qui sont mal entretenues peuvent aussi garder de l’eau stagnante dans laquelle les femelles viendront pondre.

Comment en apprendre plus sur cet insecte nuisible ?

Mieux connaître le moustique tigre et ses habitudes est important pour mieux s’en protéger, mais aussi pour mettre en place un plan de lutte efficace.

Consultez notre page consacrée au moustique tigre si vous souhaitez connaître l’essentiel de la biologie du Aedes albopictus.

Le site de l’Agence régionale de santé diffuse également des informations sur les maladies transmises par le moustique tigre.

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Traitement du paludisme en Afrique

La question du traitement du paludisme en Afrique se pose toujours. Le paludisme est la maladie parasitaire qui tue le plus de personne dans le monde. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) estimait qu’en 2017 cette maladie aurait tuer 435 000 personnes. Et l’Afrique paye un tribu particulièrement lourd au paludisme. Car la majorité des cas et des décès imputés à cette infection se rencontre sur la zone sub-saharienne du continent.

Répartition du paludisme en Afrique

Zones de multi-résistance

Mortalité liée au paludisme

La majorité des personnes qui décèdent d’une crise de paludisme sont des enfants de moins de cinq ans.

Coût financier de la maladie

Les pays africains qui sont parmi les plus pauvres au monde investissent chaque année l’équivalent d’un milliard de dollar pour lutter contre ce fléau.

Le coup du paludisme est aussi important pour les familles qui doivent assurer une charge de travail supplémentaire quand l’un des leurs est malade et n’est pas en capacité de travailler.

Drépanocytose et paludisme

La drépanocytose est une maladie génétique qui affecte la forme de globules rouges chez les personnes qui en sont atteintes. Cette maladie si elle handicape légèrement les hommes et les femmes qui sont touchés devient étonnement un avantage face au paludisme.

Eradiquer le paludisme

Peu de pays africains ont gagné leur guerre contre le paludisme. En 2010, le Maroc a quitté la liste des pays touchés par cette maladie.

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Anti-moustique tropical

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Remède grand-mère contre les moustiques